Si vous avez croisé Brixio au cours de la dernière décennie, vous savez que WordPress était notre socle. Nous ne l'utilisions pas — nous le maîtrisions. Mon équipe et moi avons développé plus de 400 sites WordPress pendant cette période. Nous vivions dans l'univers des roots Sage et des blocs Gutenberg natifs et sur-mesure. Nous savions exactement comment plier le CMS à notre volonté.
Pourtant, récemment, j'ai senti un type très particulier de friction. En tant que CEO, je voulais plus qu'un site fonctionnel. Je voulais une plateforme plus rapide, où l'on puisse contribuer sans avoir à « construire » une page à chaque idée. Je voulais que l'équipe publie directement, en s'appuyant sur Claude, avec un minimum d'effort et un maximum de vitesse.
La quête d'une totale indépendance
Pendant longtemps, nous avons hébergé nos projets stratégiques sur Azure. Puissant, mais exigeant. Pour donner à nos devs une vraie indépendance, nous avons basculé temporairement chez Hostinger. Ça a joué son rôle de maison de transition, mais ça n'a pas réglé le problème de fond. Le blocage n'était pas l'hébergement — c'était l'architecture du monolithe elle-même.
Je passais même du temps à automatiser notre process de publication avec Claude. Je voulais générer des pages à partir de notre système de blocs sur-mesure. Mais franchement, j'avais l'impression d'essayer de greffer un moteur moderne dans un châssis vieillissant.
Le message Teams qui a changé notre roadmap
Tout a basculé il y a environ une semaine. Notre canal MS Teams interne dédié à l'architecture des solutions s'est mis à buzzer. Un lien circulait, repartagé par toute l'équipe Brixio. Un article intitulé :
« Introducing EmDash — the spiritual successor to WordPress that solves plugin security. »
La lecture a été une révélation. L'article adressait exactement les douleurs que je ressentais. Il décrivait un monde où les risques de sécurité du cycle « plugin-and-patch » étaient remplacés par une architecture moderne et sandboxée. J'ai regardé l'équipe et nous avons décidé de sauter le pas.
Le virage : 5 jours d'intensité
Déplacer toute la présence digitale d'une entreprise n'est jamais un petit chantier. Il a fallu environ 5 jours à notre équipe dev pour exécuter le virage. Pour la première fois depuis des années, nous désapprenions la « méthode WordPress » pour embrasser quelque chose d'entièrement nouveau.
Nous avons migré sur EmDash, construit sur le framework Astro et hébergé sur Cloudflare. Voici pourquoi ce virage était non négociable pour notre avenir :
1. Sécurité par sandboxing
Dans WordPress, un seul plugin compromis peut mettre tout le site en danger. EmDash change la donne en exécutant les plugins dans un sandbox Wasm. Le code tiers est isolé — il ne peut faire que ce que nous autorisons explicitement. Cela résout le plus gros mal de tête sécurité que nous avons affronté sur 400 builds.
2. La puissance de l'edge
Avec Astro, nous sommes passés à une architecture « zero-JS by default ». Le site n'est plus « construit » par un serveur à chaque visite. Il vit sur le Global Edge de Cloudflare, distribué simultanément dans des centaines de villes — rendant les temps de chargement quasi instantanés.
3. Conçu pour l'IA (le workflow Claude)
C'était la partie la plus importante pour moi. EmDash est AI-native. Il supporte le Model Context Protocol (MCP), ce qui me permet d'utiliser Claude pour aider à gérer le contenu et garder nos données structurées. Je peux désormais passer d'une idée à un article publié avec une efficacité incroyable.
WordPress domine le marché des CMS en avril 2026 : environ 43,4 % de tous les sites, plus de 60 % des sites utilisant un CMS connu, environ 9 × son plus proche concurrent.
Comparaison entre la décennie WordPress de Brixio et le nouveau standard EmDash / Astro / Cloudflare : 400+ sites vs 1, 43 % vs moins de 1 %, Lighthouse 50 vs 99.
Une décennie de builds Sage et blocs Gutenberg sur-mesure. L'écosystème que nous maîtrisions.
Toujours dominant sur le web — mais poussif sans optimisation lourde.
Zéro-JS par défaut, edge-first, plugins sandboxés. Conçu pour l'edge, pas rétrofitté.
Empreinte minuscule aujourd'hui — rapide par défaut, conçu pour le web de demain.
Quel plaisir d'avoir fini
Soyons honnêtes — faire ce saut demandait du courage. Quand vous avez 400 projets réussis dans un écosystème, le quitter ressemble à une prise de risque majeure. Mais maintenant que nous sommes de l'autre côté, la différence est vertigineuse.
Le site est sécurisé, l'équipe dev a l'indépendance qu'elle voulait, et j'ai un pipeline de publication qui tient la cadence de mes idées. On ne se bat plus avec des blocs — on construit sur l'edge.
Bienvenue sur le nouveau Brixio. Rapide. Sécurisé. Et ce n'est que le début.
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Geoffroy Morgan de Rivery
CEO, Brixio


